DE MOISSAC A SAINT JEAN PIED DE PORT
LE CHEMIN DE SAINT
JACQUES DE
COMPOSTELLE
LES TAMPONS DU PARCOURT.
"Chez
Gérard du Camino" : Cet espace jacquaire est fait pour vous.
Venez me voir pour parler de vos projets et / ou partager vos souvenirs
avec d'autres pèlerins !
Ouverture les vendredi et samedi de 13h30 à 18h30 ou sur
rendez-vous au :
36 rue Racine, Montrouge 92120
Tél. 01 46 56 03 77 / 06 22 09 00 59
- Itinéraire sur la page d'accueil de -
http://perso.wanadoo.fr/gerard-du-camino
? Bonjour et bienvenu aux visiteurs et visiteuses du SASKATCHEWAN n'hésitez pas a laisser un message peut-être avez vous fait le chemin de compostelle ;-)
Vous trouverez en fin de
page un questionaire merci de le remplir et un petit billard pour se
détendre.
FIÉVET Claude
Appt Nº11 Résidence Carroussel
6 Terrasse Carroussel
47200 Marmande
05.53.64.95.58
fievetclaude@gmail.com
http://clfievet.free.fr
http://gw.geneanet.org/traverso2
http://gw.geneanet.org/index.php3?b=fjp83
21 mai 2000 Moissac
22 mai 1°Etape MOISSAC — AUVILLARD
23 mai 2°Etape AUVILLARD — MIRADOUX
24 mai 3°Etape MIRADOUX — LECTOURE
25 mai 4°Etape LECTOURE LA — ROMIEU
26 mai 5°Etape LA ROMIEU — CONDOM
27 mai 6°Etape CONDOM — SEVIAC
28 mai 7°Etape SEVIAC — EAUZE
29 mai 8°Etape EAUZE — NOGARO
30 mai 9°Etape NOGARO — AIRE SUR ADOUR
31 mai 10°Etape AIRE SUR ADOUR — MIRAMONT SENSACQ
1° juin 11°Etape SENSAQ — ARZACQ
2 juin 12°Etape ARZACQ — ARTHEZ de BEARN
3 juin 13°Etape ARTHEZ — SAUVELADE
4 juin 14°Etape SAUVELADE — NAVARENX
5 juin 15°Etape NAVARENX — AROUE
6 Juin 16°Etape AROUE — OSTABAT
7 juin 17°Etape OSTOBAT — ST JEAN PIED de POR
Dimanche 21 mai 2000
MOISSAC
Ville de départ dans le Tarn et Garonne
Nous avons
quitté, mon frère et moi, Villeneuve sur Lot pour
rejoindre Moissac départ de notre périple.
Sur place vers 10 h, nous avons la journée pour faire du
tourisme avant de rejoindre le gîte où nous coucherons ce
soir.
Moissac est une
ville étape importante sur le chemin du Puy. C’est tout
naturellement que nous nous dirigeons vers la
cathédrale. Nous y croisons des pèlerins.
La Cathédrale Saint-Pierre, de réputation mondiale, avec
le magnifique tympan de l’Apocalypse et le cloître aux
soixante-seize chapiteaux est un chef-d’œuvre roman.
Après la visite de
l’église nous déambulons en ville ,il fait beau et
ne sommes pas pressés de rejoindre le gîte qui se trouve
à la sortie de la ville. Nous faisons quelques courses pour la
route demain .
Après avoir déposé nos sacs au gîte
Bidounet, nous ressortirons pour dîner en ville. Je ne sais pas
comment serons les gîtes tout au long du parcours, celui ci
semble ne pas plaire à quelques pèlerins qui repartent.
Nous verrons bien.
Lundi 22
mai
MOISSAC
— AUVILLARD .
Pressés que nous
sommes ! nous quittons Bidounet avant 7 heures du matin. Nous savons
que cette première étape sera plate tout le long du
chemin de halage du canal de la Garonne, avec en point de mire la
centrale atomique de Golfech et son panache de fumée.
Le sac nous paraît léger nous déchanterons assez
vite d'ailleurs et très vite aussi je ne dis pas merci à
celui qui a écrit que le chemin pouvait se faire avec comme
chaussures une bonne paire de basket, mon œil,
ou alors en plein mois d’août. En mai, sur le bord du canal
il y a de la rosée, et nous avons très vite les pieds
mouillés. Pas très agréable, nous le saurons pour
l’avenir.
C’est le cœur en fête que nous avançons, beau
temps, juste un léger vent.
L’arrivée sur Auvillard se fait par un petit raidillon
très sec qui coupe les pattes du frangin. Passant devant le
gîte fermé il nous faut aller dans le village, pour
récupérer la clé et payer la nuitée.
Il n’est pas midi,
nous sommes lundi les commerces sont fermés, c'est donc vers un
petit snack–bar que nous dirigeons pour déjeuner.
Je suis content, nous avons couvert les 18 kilomètres en 5h,
pause comprise.
Cette fois-ci, nous sommes entrés dans le vif du sujet.
Après le repas, un peu de tourisme pour visiter la ville,
typique du Sud Ouest. En autre, son marché couvert, halle
circulaire bien placée au centre de la place du vieil Auvillard,
des maisons du 16 et 18° siècle.
Nous regagnons notre habitation, les pèlerins arrivent
remplissant les dortoirs. Du balcon de cette maison nous avons une vue
magnifique sur la vallée de la Garonne, rien que cela nous paie
de l'effort d’aujourd’hui.
Mardi
23
mai
AUVILLARD — MIRADOUX
Nous quittons Auvillard
à 6 h 40. Pour se diriger vers le Gers et Miradoux. Toujours
gonflés à bloc. Je m’aperçois assez vite que
le Gers n’est pas le plat pays, au contraire de belles rondeurs,
amples avec de belles courbures nous avalons cela sans grandes
difficultés, quoique, … nous montons lentement une pente
de 8km puis nous nous laissons glisser, tout aussi lentement sur le
même nombres de kilomètres. Amusant j’en conclu que
le Gers est un département "rond".
Nous passons, sans
encombre, les villages de saint Antoine et de Flamarens. Très
beaux endroits et je fais des photos, histoire de ramener des souvenirs.
A Miradoux, une
surprise : le gîte est fait de petits chalets individuels, en
pleine campagne, le luxe quoi. Arrivé avant midi, nous
préparons notre repas que nous prendrons là sur une
petite terrasse du chalet, il manque juste le pastis.
Une pèlerine vient
nous rendre visite, une petite parisienne d’une 50 aine
d’années que nous allons souvent voir au cours de notre
périple.
Une Vrai figure
du chemin. On lui dit bonjour elle nous dit le reste. Mais j'aurai
l’occasion d'en reparler.
Un
marcheur le frangin?
Mercredi 24 mai
MIRADOUX — LECTOURE
Il fait beau temps, nous
reprenons notre marche dès 7 h du matin, pour une étape
d’une 20 aine de km, et mes fiches me disent que le terrain est
accidenté. Allons courage, suffit de mettre un pied devant
l’autre ,et puis consolation le paysage est beau.
Nous arrivons sans encombre à Lectoure, ayant vu de très
loin ce clocher particulier de la cathédrale.
Nous passons à
l’office du tourisme pour retrouver notre gîte, pas mal
avec petites chambrées.
Visite de la ville, ses vieilles rues pittoresques. Courses dans une
grande surface il faut bien penser à l’intendance.
Jeudi 25 mai
LECTOURE — LA
ROMIEU
Angéline
La belle légende des Chats.
Nous quittons Lectoure avec un ciel bien bas et gris. Il est 6 h 10, le
jour se lève à peine. C’est parfait il ne fera pas
chaud pour faire les 19 km qui vont nous mener à La Romieu.
Ville jacquaire
s’il en est, étape pour les pélerins venant de
Rome, et d'Italie en général.
Petite ville, sympa, avec cette collégiale superbe, un
cloître de toute beauté, l'ensemble flanqué
d’une tour octogonale. Majestueux navire planté là
en pleine campagne Gasconne.
Mais la Romieu a aussi une belle légende: Angeline ou la
légende des chats.
Cette petite fille, très tôt orpheline et adoptée,
avait une passion pour les chats, puis il y eut an l’an
1342 et les années suivantes une grande disette, les gens de La
Romieu n’ont survécu qu’en mangeant
les chats si nombreux dans leur village. Angeline a caché un
couple de ses amis préférés, et pu les garder
malgré la grande famine.
Un temps meilleur revint sur La Romieu, seulement voilà, plus de
chats! la ville fut infestée par les rats. Angeline avoua
qu’elle avait gardé ses chats et qu’elle disposait
d’une vingtaine de chatons que des habitants pouvaient adopter.
Et les rats disparurent rapidement. Angeline sauva La Romieu.
Sur la place du
village des sculptures de chats sont posées sur les bords de
fenêtres.
L’après midi, visite guidée et commentée
avec brio, de la collégiale et du cloître.
Une belle étape avec un gîte correct: La Romieu ça
chante
Vendredi 26 mai
LA ROMIEU — CONDOM
Petite étape de 11
kilomètres. Départ de la Romieu à 6 h 25 et
après 2 h 30 de marche nous arrivons au gîte de Condom
à l’heure où les derniers pèlerins quittent
celui-ci pour l’étape suivante. Nous avons "avalés"
ces kilomètres à plus de 5 km à l’heure.
C’est dire la forme.
Une bonne journée pour faire une grosse lessive et du tourisme.
Pensez donc ! Une ville sur le chemin de Compostelle en Armagnac,
de quoi faire chanter nos cœurs, nos palais aussi.
Visite, entre autre, de la Cathédrale dont un des
évêques fut Bossuet.
J’en profite pour faire développer les premiers films.
Dans la soirée un bel orage, nous fait rester au gîte avec
les autres personnes. En autre un Norvégien portant
belle barbe, retraité de la marine marchande, que nous
retrouvons depuis quelques jours le soir au gîte. Il nous dit que
ç’est la quatrième fois qu'il "fait" Compostelle.
Nous irons jusqu'à Saint Jean Pied de Port avec lui.
Samedi 27 mai
CONDOM — Montréal sur Gers — SEVIAC.
Nous laissons Condom
à 6h 10 par un temps frais et un chemin boueux,
détrempé à souhait, où l’on
s’enfonce bien, aux risques d’y laisser les chaussures, un
vrai délice !
Eglise de Comdom
A Montréal, arrêt pour reprendre des forces, faire des
courses, Le gîte de Séviac est situé à
quelques kilomètres de là sur un magnifique site Gallo
Romain: mosaïques du 4è siècle, vastes thermes,
toujours en cours de fouille.
Gîte précaire mais suffisant, nous avons la chance
d’avoir une petite chambre, juste 2 lits, nous sommes chez nous.
Le repas sera pris sur place avec d’autres pèlerins. Non
s’en avoir au préalable fait le tour de la villa Gallo
Romaine, visite commentée par un guide. Pèlerinage et
culture. Les jambes le matin, la tête
l’après–midi.
La nuit sera de tout
repos
Piscine Romaine
Dimanche 28 mai.
SEVIAC — EAUZE.
Il pleut, c’est
moins gai, la
pluie n’arrête pas le pèlerin, et après un
petit déjeuner copieux et enfilé le poncho, nous partons,
il est 6 h 30.
Nous marcherons
pendant 18km sur le GR 65 transformé en bourbier, on patine
littéralement, difficile mais amusant ou le contraire ?
A « Bretagne en Armagnac », dans le seul bistrot du
village, Il y a déjà quelques marcheurs, nous y faisons
une bonne collation, avec des pâtisseries,
spécialités de la région, espérant que la
pluie va s’arrêter.
Nous regagnons Eauze, la pluie a cessé, nous posons notre sac au
gîte, allons visiter la capitale de l’Armagnac, ses
vieilles maisons à colombages et nous offrir un café et
un armagnac. C’est une obligation, non ?
Lundi 29 mai.
EAUZE — NOGARO.
Encore 5 h de marche, avec une météo pas clémente
du tout, pluie fine, poncho obligatoire, brouillard, aucune
visibilité. Il nous faut avancer, avançons donc en
regardant le bout de nos chaussures. Nous gagnons directement le
gîte, ignorant la ville.
L’accueil des
marcheurs se fait dans un établissement récent, avec des
petits dortoirs à 2 lits.
Le repas du soir sera pris avec d'autres pèlerins, sur une
grande table commune, où l’on met en commun tous les
aliments et du vin du pays, ça réchauffe.
Notre passage dans les Landes
Mardi 30 mai.
NOGARO — AIRE sur
ADOUR.
Journée de repos,
temps déplorable.nous décidons de visiter la ville et de
rejoindre Aire sur Adour en car.
Nous disposons de l’après-midi, pour profiter d’une
laverie automatique et sécheuse pour refaire peau neuve
! Une nécessité après ces jours de pluie.
Le gîte est hors ville, pas très bien fléché
mais nous y retrouvons les mêmes personnes qu’hier et
rebelote pour un repas en commun, un festin en somme. Salade de riz
offerte par le Canadien, pâté de
chevreuil par Mireille, couscous garbit amélioré par
Claude, mon cuisinier de frère, un coup de rouge offert
par Roland le varois. C'est Byzance !
Une nouvelle étape, le changement dans la continuité,
mais tout va bien
Mercredi 31 mai.
AIRE sur ADOUR —
MIRAMONT SENSACQ.
Départ 6 h
05, arrivée 10 h 30 à Miramont de Sensacq 16 km parcourus
en
4 heures, on tient
la forme, temps couvert, pas de pluie, même un rayon de soleil
à l’arrivée. Casse- croûte à la
terrasse du café. Etape sans gîte.
Nous rejoignons
l’hôtel vers 15 h. Le luxe aujourd ‘hui. Parfait,
après un bain, repas au resto.
Repas ?? mon
cuistot fait défaut
Jeudi 1er. juin
MIREMONT SENSACQ —
ARZACQ.
Départ 6 h 13
heureux, tellement heureux que nous loupons une bifur, résultat
un tour de ville gratis. Nouveau départ 6 h 45 pour effectuer
les 20 km, arrivée prévue vers 11 h.
Le paysage est là aussi magnifique, on découvre les
Pyrénées Atlantiques sous le soleil, les pentes se font
aussi plus difficiles.
Arrivée comme prévue 11 h pile, je suis un chef; repas
frugal : mon cuistot n’est pas à la hauteur. Nous
profitons de l’après-midi pour entretenir le « matos
»
Le repas du soir sera pris Au Foyer Rural pour la modique somme de 40
F, il y a là une bonne trentaine de pèlerins, bon moment
de repos en toute cordialité;
Chapelle romane
de Caubin
Un petit détour
agréable
Vendredi 2 juin;
ARZACQ — ARTHEZ.
C’est une longue
étape qui nous attend aujourd’hui, 28 bons km dans cette
région très vallonnée une
étape un peu longue, impossible de faire autrement.
Départ à 5h 49 avec un brouillard assez dense, mais le
soleil percera. Avançons donc, le paysage est beau et le
pique-nique de midi se prendra tranquillement assis dans l’herbe.
Heuuureux!
Dans le courant
de l’après midi je me déroute pour aller visiter la
chapelle de Caubin, seul. Une belle chapelle Romane, là en
pleine campagne magnifiquement restaurée, avec un curieux
clocher – mur, et un gisant gothique.
Quand j’arrive au gîte, Claude est déjà
là, à préparer le repas du soir. C’est bien.
Samedi 3 juin
ARTHEZ — SAUVELADE.
Autant
l’étape d’hier était longue autant celle
d’aujourd’hui sera courte : à peine 16 kilometres.
Je tenais absolument à faire étape à la Sauvelade
pour deux raisons : la première c’est
qu’après une longue étape il en faut une courte et
la seconde c'est que l’abbatiale de Sauvelade est importante sur
le chemin.
L’église
Saint Jacques le Majeur de Sauvelade, vestige d’une ancienne
abbaye. Abside et absidioles romanes et une statue de St Jacques
superbe.
Gîte sympa avec petits dortoirs, une grande salle à
manger, des sanitaires nombreux, c'est parfait. Nous prendrons le repas
avec une grosse équipe de randonneurs du
Sud-Ouest qui ont fait aussi le chemin Cathare vaste sujet
qui occupe une bonne partie de la soirée.
Petite journée tranquille sans soleil, mais tout va bien. Demain
nous verrons.
Dimanche 4 juin
SAUVELADE —
NAVARENX.
Navarenx, ville
étape aussi importante, parce que le curé de cette
paroisse est une figure du pèlerinage, avec son apéro le
soir au presbytère. J’ irai sans mon frangin ,? ? ?
17 km, nous nous approchons des Pyrénées ça
grimpe, allez courage. Nous marchons, il ne pleut pas mais presque,
légère bruine.
Après 3
h 10 de marche nous arrivons à Navarenx.
Je laisse mon sac et le frangin dans un bistrot le gîte est
fermé Je vais à la messe, où il y a beaucoup de
monde et des pélerins, Un groupe important d’Allemands et
aussi des Péruviens rieurs.
L’après-midi tourisme dans la ville fortifiée,
ballade sur les remparts, photos et après le petit coup de
Jurançon chez Monsieur le Curé.
Repas du soir au gîte, je suis certain que la nuit sera bonne.
La Sauvelade Navarenx
Lundi 5 juin
NAVARENX — AROUE.
Nous avons 19 km à
faire aujourd’ hui. Selon notre bonne habitude maintenant, nous
partons tôt, 6 h plutôt parti, plutôt
arrivé : à 10 h 30, nous n’avons pas
traîné, malgré la pluie et
le terrain accidenté.
Gîte très couleur locale, une ancienne grange
aménagée, correcte avec cuisine, douche, wc, sympa avec
une porte d’entrée à quatre battants. Dortoirs de 6
lits. En fin de matinée arrive trois jeunes. Anita une
Canadienne, Vincent un Suisse, parti de chez lui, et Arnaud un petit
gars de Saint Etienne. Il a fabriqué lui-même son bourdon
très beau avec des essences de bois différentes, c'et une
très belle pièce.
Nous dînerons au village voisin La Charité, avec
d’autres pèlerins, neuf en tout. Nous regagnons nos
pénates. Dehors, il pleut qu’importe nous sommes bien dans
cette grange modernisée
Le Gîte, La grange tout confort
pour 6 pèlerins?
Mardi 6 juin
AROUE — OSTABAT
Avant dernière
étape, un petit 25 km environ. Avec la forme que nous tenons,
une simple formalité ! ! Nous quittons le gîte - grange
à 6h30, ainsi nous ne marcherons qu’une bonne
matinée. Le temps est couvert, le soleil essaye bien de percer
sans trop de succès, et nous nous régalons quand
même à la vue des paysages sur les Pyrénées,
la montagne est belle. Tout se passe bien jusqu'à la
stèle qui marque le point de jonction des 3 chemins venant de
France. Une petite halte, quelques photos. Nous reprenons la marche
jusqu’au bourg de Harambeltz.Et là : damnation ! ! ! Je
perds les repères, le chemin monte de plus en plus, se
fait étroit, très étroit pour ne devenir
qu’une ornière boueuse, un marigot ! La marche se fait
difficile, nous avons de la boue jusqu’à mi- mollet, on
perd le sourire, il bruine. Nous progressons tout de même, pas
envie de faire marche arrière. Nous passons par-dessus la
carcasse d’une brebis. Aucun repaire, arrivé en haut du
chemin, pas de doute nous sommes perdus. Après réflexion,
nous prenons un chemin balisé de jaune, sans conviction.
A l’arrivée
au gîte on ressemble plus à des GI à
l’entraînement qu’à des pèlerins de
Compostelle, mais bon, on bombe le torse! Nous sommes tout de
même les premiers arrivés, vite! déshabillage,
lavage, douche, direction l’épicerie pour le repas de midi
à 14 h 15
Il nous faut, après cette aventure un met consistant: un
cassoulet en boite fera l’affaire.
Dans l’après-midi deux pèlerins nous rejoignent les
pauvres ils se sont égarés dans un chemin plein de boue
et on trouvé une brebis morte !
Le soir diner avec Mireille, qui n’as pas eu le temps de faire
les courses,
Mon cuisinier, nous fait une "crique" vulgaire omelette de pommes de
terres râpées, pâté, yaourt, pomme. Allons
ça ira comme ça.
Demain nous ferons la dernière étape.
Mercredi
7 juin
OSTABAT SAINT JEAN PIED DE PORT
C'est la dernière
étape pour nous, Nous arrivons au terme de notre périple,
je voulais me tester ça va l'année prochaine on pourra
faire le chemin jusqu'à Compostelle.
Pour le moment les derniers 24 km sont à faire, il est presque 7
h du mat,
Il fait doux, temps idéal pour la marche, même le soleil
fait son apparition.
Nous arrivons tranquille à 12 h 15 à Saint Jean.
Direction le gîte.
Après un
petit repas léger, nous visitons, maisons pittoresques, Porte St
Jacques et aussi l’Eglise Notre Dame du Bout de Pont (comme
à Villeneuve sur Lot) les
remparts.
Nous passons à
la maison des pèlerins, pour les tampons, ce sont des Lorguais
qui nous reçoivent j'apprends que je suis le 2883 ieme à
être passé par-là.
Nous prenons un
dernier café cognac avec Pierre, le Normand, que nous avons
côtoyé sur les dernières étapes
C'est fini, d’après Claude 303 km de fait pour 74 h de
marche
Demain nous reprendrons le train pour rentrer, mais nous repartirons
d’ici , en avril prochain, pour aller à Saint Jacques, si
Dieu le veut
Encore 3 petites minutes, pour remplir le questionnaire et me faire par de vos observations ou questions. Merci
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